09 mars 2007
Avec des pincettes… - Les sondages
Alors que François Bayrou voit son ascension dans les intentions de vote se poursuivre dans les dernières enquêtes d’opinion, Marine Le Pen a affirmé « ne pas y croire beaucoup », « quelqu'un qui prend 14 points en l'espace d'un mois cela fait cinq millions d'électeurs » a-t-elle relevé. D’autant que l’incertitude des Français sur le bulletin qu’ils glisseront dans l’urne le 22 avril reste très grande en cette période de pré-campagne officielle. Selon les chiffres de l'institut CSA, publiés dans Le Parisien le 7 mars, près d'un Français sur deux (45 %) indique ne pas avoir choisi pour qui il votera au premier tour de la présidentielle. Un taux en hausse de 23 points par rapport à 2002. Relevons encore que selon une enquête de l'IFOP, réalisée du 22 au 25 janvier, 57 % des Français estiment que les sondages ne sont pas « un moyen d'information utile pour comprendre la vie politique ». Et 78 % des personnes interrogées jugent que « les médias font parfois dire n'importe quoi aux chiffres issus des sondages ». Dans ce contexte Ségolène Royal a déclaré « que Jean-Marie Le Pen est très sous-évalué dans les sondages », le Premier secrétaire du PS François Hollande affirmant que le président du FN « est à peu près au même niveau, voire supérieur à celui de 2002 ».
Sous la pression - Les maires
Marine Le Pen a tenu à indiquer que « M. Sarkozy ne nous fait aucun cadeau. Il dit tout simplement ce qui est normal pour que la démocratie fonctionne. Ce qui a été anormal, c'est ce qui s'est passé depuis des années avec un système de parrainages ». Invitée de France Info mercredi, la directrice stratégique de la campagne a relevé que pour l’instant « on a enregistré les parrainages que nos militants sont allés chercher sur le terrain : nous n'avons rien ressenti de particulier à la suite de cette déclaration ». Mais « il y a une pression qui existe, la preuve c'est que quelque part un certain nombre de maires attendraient l'autorisation d'un président d'un grand parti pour effectuer cet acte administratif que le législateur leur a confié ». Interrogée sur le piratage du fichier des maires, la vice-présidente du FN s'est dite « persuadée que les services de police vont trouver le voleur et le receleur, celui qui a bénéficié de ce piratage et qui s'est servi de notre liste de parrains à son bénéfice ». « J’espère que nous arriverons à déterminer qui a commis cette vilénie » puisqu' « il y a toujours une complicité interne » dans ce genre d’affaire.
Contre la montre - Les signatures
Une véritable course contre la montre : la mobilisation de l’appareil frontistes ne se relâche pas pour obtenir, d’ici le 16 mars, les quelques 80 signatures qui, à l’heure où nous écrivons ces lignes, manquent encore à Jean-Marie Le Pen pour pouvoir se présenter le 22 avril au suffrage des Français. Louis Aliot, rapportait Le Figaro mercredi, explique qu’au « Paquebot » « une quarantaine de personnes reviennent à la charge auprès des maires en les appelant au téléphone. Elles font valoir que, selon Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen doit pouvoir défendre ses idées dans la compétition présidentielle ». Louis Aliot est allé (mardi 6 mars) au Conseil constitutionnel apporter les formulaires arrivés ces derniers jours, le directeur adjoint de la campagne relevant « que quelques maires appellent de leur propre chef pour proposer leur parrainage », « le coup du piratage (au siège du FN du fichier des promesses de maires) a déclenché un certain nombre de choses ». Fernand Le Rachinel a observé pour sa part que l’effet de l’appel de Nicolas Sarkozy en direction des maires sans étiquette pour qu’ils parrainent Jean-Marie Le Pen est encore difficile à jauger, sachant que l'UMP « n'a d'influence que sur les maires encartés... Sur les autres, c'est plus difficile ». « En principe, cela devrait favoriser la collecte, mais dans la pratique, si l'appel en reste là, cela ne devrait pas changer grand-chose, cela serait différent si les acteurs de l'UMP s'impliquaient vraiment au profit de Le Pen » a affirmé de son côté Oliver Martinelli, directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen. Au cours de sa visite au Salon de l'agriculture, le président du FN a précisé qu’il « ne (demandait) pas l'opinion politique des maires qui signent pour (lui) ». « Toute signature est bonne à prendre, quelle qu'elle soit, celle d'un communiste, d'un extrême droite ou d'un UMP. »
La relève - Salon de l'agriculture
Jean-Marie Le Pen s’est rendu mardi, comme chaque année, au Salon de l’agriculture, en compagnie de Marine Le Pen et de Jean-Claude Martinez, député européen frontiste spécialiste des questions agricoles. Nouvelle occasion pour le candidat de l’Union patriotique de rendre visite à un monde rural qu’il est le seul a défendre contre les ravages de la politique euromondialiste et d’y décliner ses propositions pour « permettre à nos paysans de passer le cap de la nuit agricole européenne ». Notamment « la création d'un fonds d'intervention pour les campagnes comme il existe un fonds d'intervention pour la ville » ou l'institution de droits de douane « modulables, remboursables, négociables et bonifiables » théorisé par Jean-Claude Martinez. « Demain se lèvera le matin des paysans » a-t-il pronostiqué puisque face à l’explosion démographique des pays du sud, « paysan va redevenir le grand métier d'avenir ». Pour peu que les éradicateurs bruxellois n’est pas fait mourir notre agriculture d’ici là, avec la complicité des eurocrates des partis du Système….Si 10% des agriculteurs avaient voté Le Pen en 1995, ils étaient 22% en 2002 et cette popularité croissante du président du FN s’est vérifiée lors de sa visite des stands où les journalistes qui l’accompagnaient ont relevé, à l’instar d’Olivier Pognon dans Le Figaro, qu’il a été « partout accueilli avec courtoisie », multipliant photos, autographes, accolades et poignées de main sous les encouragements.
Capacité d’indignation
Le Canard Enchaîné s’en est ému, les deux enquêtes successives publiées dans ses colonnes (pointant pour l’une les conditions incroyablement avantageuses dont aurait bénéficié Nicolas Sarkozy pour l’achat de son appartement, pour l’autre le fait que le couple Royal-Hollande aurait sous-estimé son patrimoine pour échapper à 5000 euros d’impôt sur la fortune) ont été très mollement reprises par ses confrères de la presse écrite ou audiovisuelle. « Dans d’autres contrées la moitié de ce que Le Canard a révélé suffirait à renvoyer un prétendant (à la Présidence de la République) à ses occupations domestiques » relevait ce journal dans sa dernière édition. Cité par le quotidien gratuit 20 minutes, François Miquet Marty, directeur de l’institut de sondage LH2 observe que « les intentions de vote des candidats ne pâtissent pas des affaires. La critique du personnel politique est si forte que les gens ne les estiment pas plus condamnables que les autres » ; la preuve en effet du terrible discrédit qui frappe les caciques de l’Etablissement. Mais l’électorat patriote garde toute sa capacité d’indignation active, M. Miquet Marty soulignant « que le seul candidat à tirer parti des scandales reste le réceptacle inégalé du vote protestataire : Jean-Marie Le Pen ».
08 mars 2007
Un ministre socialiste parle comme Le Pen
Communiqué de Jean-Marie Le Pen
Le ministre britannique de l’Intérieur, le travailliste John Reid, déclare que l’immigration illégale est « injuste », parce qu’elle « sape le droit des travailleurs britanniques, vole l’argent du contribuable en utilisant des allocations, des services publics, fournis par les contribuables britanniques pour les Britanniques ». En conséquence, il veut donc interdire « l’accès aux avantages de la Grande-Bretagne » à ceux qui entrent dans le pays illégalement.
Nous n’avons pas entendu la « blairiste » Ségolène Royal, ni aucune autre personnalité de droite ou de gauche, dénoncer ces propos, qui sont pourtant stigmatisés comme xénophobes lorsque c’est Le Pen qui les tient.
J’attire l’attention des Français sur cet accord parfait entre un ministre socialiste britannique et le candidat national à la présidentielle française.
Il tient au fait qu’il ne s’agit pas d’idéologie, mais simplement de bon sens, de défense de la patrie et du bien commun, qui sont les fondements de l’action politique, mais qui manquent tragiquement à mes concurrents.
07 mars 2007
Franchir l’obstacle
Jean-Marie Le Pen était lundi 5 mars l’invité de France Inter. Questionné sur sa quête des 500 parrainages, le candidat de l’Union patriotique a déclaré qu’il ne pouvait affirmer qu’il pourra se présenter aux suffrages des Français, « cela dépend des maires et de leur courage ». Alors que Nicolas Sarkozy et plusieurs de ses proches ont déclaré ces jours derniers que Jean-Marie Le Pen devait obtenir les signatures nécessaires, le président du Front National a dit ne pas réclamer de coup de pouce du parti sarkozyste, notant que c’était « à chacun de voir ce qui est son intérêt ». « Je me féliciterai surtout que les maires prennent la dimension de leur responsabilité dans cette affaire », à l’heure ou l’ensemble de l’appareil frontiste est mobilisé pour réunir les précieux paraphes. Questionné sur l’ascension du candidat de l’UDF dans les sondages, Jean-Marie Le Pen a déclaré n’être « pas sûr » que ceux-ci « reflètent la réalité », sachant que beaucoup d’électeurs frontistes dissimulent leur choix ; « ma conviction c’est que je suis au dessus de 20% » a-t-il affirmé.
Etat des lieux
Interrogée sur Canal Plus le même jour sur les parrainages – voir plus loin – Marine Le Pen a confirmé que le FN avait bien été victime d’une « intrusion informatique » pour pirater le fichier des maires qui avaient promis leur signature mais que la vérité sur l’initiateur de ces manœuvres anti-Le Pen allait certainement bientôt sortir du puit… Si par malheur Jean-Marie Le Pen n’est pas candidat « nous serons la risée du monde démocratique » a-t-elle ajouté, invitant les personnalités de l’UMP ayant déclaré qu’il fallait que le président du FN puisse se présenter à mettre leurs paroles en conformité avec leurs actes. Présent pour sa part le 5 mars sur le plateau des « Quatre vérités » sur France 2, Louis Aliot a estimé que les électeurs « sanctionneront » les partis dits de droite si Jean-Marie Le Pen n’avait pas ses signatures. Le directeur adjoint de la campagne a rappelé qu’une « vingtaine de plaintes ont été déposées suite aux pressions directes exercées sur des petits maires ruraux, par le biais du téléphone émanant d’anonymes ou de représentants de M. de Villiers ». « J’espère qu’ils seront punis sérieusement », d’autant que des maires ont témoigné des pressions qu’ils ont subi. Reste qu’à l’heure actuelle, « la situation est préoccupante », Louis Aliot affirmant en outre que « tous les courants, de la droite nationale à l’extrême gauche » doivent être présents à cette élection présidentielle.
Le Pen, « un homme libre », « pas si mal placé »
Sur France Inter Jean-Marie Le Pen a été également invité à donner son avis sur les propos de l’ex-Premier ministre et ancien maire de Lyon Raymond Barre qui, invité le 1er mars sur France Culture, a soulevé la colère du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), en évoquant un « lobby juif » « capable de monter des opérations indignes » et qui a pris la défense de Maurice Papon. « M. Barre est un homme libre et responsable, chacun de nous est dans cette situation, j’assume mes propos, chacun assume les siens » a de prime abord relevé le président du FN. Sur le terme de « lobby » employé par M. Barre, Jean-Marie Le Pen a observé qu’ « il existe des réactions qui peuvent porter les gens à avoir les mêmes attitudes ou à s’inventer les mêmes adversaires » ; il a jugé également que Papon avait été plus « un bouc émissaire » qu’un responsable dans l’affaire de la déportation des juifs. Interrogé ensuite sur ses plaisanteries verbales, jugées indignes par les bien-pensants du microcosme, le candidat de l’Union patriotique a souligné qu’il était « un homme libre », que ses bons mots étaient « l’expression libre d’une pensée libre ce qui est très interdit dans notre pays où chaque propos, surtout quand il émane d’un adversaire politique national, est l’objet de commentaires plus ou moins haineux ». « Quand je suis vilipendé dans les journaux, tout le monde trouve cela normal ; quand j’avance une plaisanterie (on me le reproche) pendant 20 ans ». « La liberté est chère en France » a-t-il poursuivi, évoquant les peines financières très lourdes qui l’ont frappé, relevant que ses propos sont infiniment « plus propres » que « l’affaire du sang contaminé » ou encore les turpitudes et autres prévarications dont se sont rendus coupables les caciques du Système. Interrogé en fin d’émission sur ses chances d’être élu, Jean-Marie Le Pen a noté que ce sont les électeurs qui en décideront et non « les sondeurs », « les journalistes » ou « les politologues ». Et face aux candidats de l’Etablissement, « Je ne me crois pas si mal placé que cela, car j’ai toujours dit la vérité aux Français même si elle n‘est pas toujours agréable à entendre ! ».
Du dossier Airbus à la crise européenne
Interrogé sur le dossier Airbus, alors que 10 000 emplois en Europe, dont près de la moitié en France, vont être supprimés, Jean-Marie Le Pen a de prime abord noté que « toutes les occasions sont bonnes pour témoigner de la compassion des candidats quel que soit le sujet ». « Laissons les gens d’Airbus essayer de trouver les solutions » pour sortir de la crise, le fiasco actuel découlant pour une large part de la direction bicéphale franco-allemande a-t-il souligné, comme l’a fait Marine Le Pen le même jour, invitée de la « Matinale » sur Canal Plus. La directrice stratégique a affirmé que nous payons aussi dans cette affaire « la politique de l’euro fort de la Banque centrale européenne » (BCE), « la parité euro dollar ». Elle a observé au passage qu’à l’instar de Jean-Marie Le Pen, « l’ancien patron d’Airbus a même regretté que nous n’ayons plus notre souveraineté monétaire ». « La politique de la BCE ruine notre pays, si l’Europe veut aller dans le mur elle ira sans nous », mais l’UE peut aussi « changer de politique » car la France n’est pas la seule à en subir les conséquences a-t-elle ajouté. Et au moment ou Mme Royal affirme qu’il s’agirait de renationaliser Airbus, Marine Le Pen a rappelé que c’était sous le gouvernement Jospin, que Dominique Stauss-Kahn a privatisé Airbus, relevant « le manque de cohérence » de la candidate socialiste… Pointant également les ratés de la direction d’Airbus - non maîtrise des coûts et des délais dans les grands projets comme l’A 380 et l’A 350- la directrice stratégique de la campagne a estimé que l’Etat pourrait mobiliser de nouveaux investisseurs français. Il s’agirait notamment d’inciter les banques - via leur fond d’investissement - à éventuellement participer au capital d’Airbus. Mais ce n’est certainement pas le rôle des « régions » comme le veulent les socialistes, dans lesquelles les impôts ont augmenté de manière vertigineuse, Conseils régionaux qui ne disposent d’ailleurs « que de l’argent des contribuables ». Enfin, au moment où le trio Royal-Sarkozy-Bayrou propose soit de faire revoter les Français sur la Constitution européenne par un référendum, soit de la promulguer en faisant passer ce texte devant l’Assemblée nationale, sachant que 92% des députés étaient pour le OUI en 2005 et 55% des Français pour le NON, Marine Le Pen a affirmé qu’il fallait respecter le NON des Français : « NON c’est NON, ou alors nous ne sommes plus en démocratie, mais dans une République bananière ». Il faut réfléchir à la mise en place d’une autre Europe, a-t-elle plaidé, « une Europe des nations, des souverainetés, des coopérations ».




