06 mars 2007

Lettre de Roger HOLEINDRE à Estelle DENIS (M6)

estelle_denisMadame,
Le dimanche 4 mars 2007 à 17h30, j’ai regardé votre émission « 5 ANS AVEC… » où vous étiez censée avec Madame Anne-Elisabeth Lemoine et Monsieur Bernard de la Villardière, recevoir pour une interview Monsieur Jean-Marie Le Pen, Président du Front National et candidat à l’élection présidentielle.

Dès le début de cette émission, j’ai vu à votre sourire sur un beau visage et à la lueur de vos yeux, que vous prépariez un traquenard au président du Front National. Je n’ai pas été déçu. Pas plus que par Madame Anne-Elisabeth Lemoine et le pitoyable Bernard de la Villardière qui s’est cru obligé dans la partie de l’émission qui lui était réservée, de répondre lui-même très, très longuement et très laborieusement aux questions qu’il avait très mal posées au leader du Front National, bafouillage minable et incompréhensible.

La connivence qui ressortait de cette émission entre vous et vos deux faire-valoir sautait aux yeux de tous les téléspectateurs et le clin d’œil que vous fîtes, à un moment donné, à vos deux comparses, expliquait exactement la teneur de cette rencontre où vous aviez certainement expliqué en long, en large et en travers aux gens de la chaîne et à vos amis… que, le Le Pen… vous alliez vous le faire ! Allant même, pour cela, jusqu’à ressortir la minable « affaire » Durafour Crématoire qui ne date jamais que de 20 ans…

C’est toujours l’espoir des minables et des nuls !

Chère madame, vous n’avez rien fait du tout. Vous avez simplement donné un spectacle lamentable de flic de la pensée, travail qui n’a rien à voir avec la déontologie de votre métier, ni avec la charte des journalistes.

Suivant votre exemple et celui de certains de vos confrères, hommes ou femmes, la grande majorité des jeunes, voire très jeunes journalistes, lâchés dans la nature par des directeurs de journaux qui ne sont plus en fait que des marchands de papiers sans scrupules, se conduisent comme des « fouilles merde », des détourneurs de phrases, des coupeurs de textes… et deviennent des spécialistes de la mise en exergue d’un mot sorti de son contexte.

Ils font cela sans aucun état d’âme, car ils sont ignares, ne connaissent rien à l’histoire de France, pas plus d’ailleurs qu’à l’histoire du monde… totalement inhibés qu’ils sont d’idées toutes faites… mais politiquement correctes.

Ancien Grand reporter à Paris-Match pendant de très longues années, j’ai essayé de faire ce métier avec sérieux et je crois une certaine compétence, puisque les archives de ce journal où j’étais un des mieux payé, prouvent amplement la qualité de mes reportages dont la plupart étaient revendus dans le monde entier.

Je m’honore d’avoir été journaliste et pas « flic » et de n’avoir jamais fait les poubelles, comme heureusement certains reporters qui, aujourd’hui encore, honorent ce métier difficile.

Le plus grotesque de votre prestation fut la partie réservée à Monsieur de la Villardière, d’autant plus honteuse que ce monsieur contestait les déclarations de Jean-Marie Le Pen sur les méfaits de l’immigration incontrôlée, alors que le soir même sur la même chaîne à 23 heures, il présentait une enquête exclusive… Cayenne : le nouveau « Far West » français, où pendant plus d’une heure d’horloge, il démontra que tout ce que nous disons sur ce sujet, tout ce que contient le programme de Jean-Marie Le Pen, était exact !

Monsieur de la Villardière semble avoir oublié tout cela en contestant à 17h40 ce que Jean-Marie Le Pen dit depuis plusieurs décennies. Son enquête exclusive à 23h00 donnait de Cayenne l’image d’un tas d’ordures, d’un dépotoir, d’un cul-de-basse-fosse peuplé de zombis et de drogués… Mais aucune image des quartiers de la ville corrects et bien tenus, des lycées, des collèges, des gens qui travaillent et vivent normalement. Soutenir le laxisme mais en attribuer exclusivement les maux à la France marâtre plus qu’aux hommes politiques, cela s’appelle du travail à la Goebbels, bien digne de la propaganda staffel, de triste mémoire.

A force de vouloir trop prouver et en traitant Jean-Marie Le pen différemment de vos autres invités, à qui vous ne manquez pas de « cirer les pompes », vous n’avez fait, une fois de plus, que donner raison à cet homme politique et à tous les simples militants, qui ont pu voir le soir même ce que le laxisme, le manque de volonté et de courage politique et le laisser-aller qu’ils dénoncent avec constance, peuvent faire d’un département Français, fut-il d’Amérique.

Veuillez croire, Madame, à l’assurance de ma considération attristée.

Roger HOLEINDRE
Président du Cercle National des Combattants

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